Les zézayements du Zébu zélé du Zimbabwé, avec un zeste de zibeline.

vendredi, août 26, 2005

°°Un rêve que je n'ai pas fait

Comme le titre l'indique...

Un monstre du Black Metal m'a réveillé ce matin. Je dormais encore à moitié quand il a essayé de tuer ma poule sous mes yeux encore gonflés par le sommeil de la nuit.
"J'ai faim, laisse-moi !"
Ma résistance ne fut pas tenace. "Après tout, ce n'est qu'une poule." Et il la dévora devant moi.
Puis il me tua.
C'est ainsi qu'il m'a réveillé ce matin. Mais il restait encore un foule de problèmes surréalistes et psychédéliques à régler.
Dans un premier temps, la poule décapitée et mutilée pouvait se venger dans le deuxième monde. Ou était-ce le troisième ? La frayeur que je ressentais devant cet immense poulet grisâtre me sortit de mon sommeil. Il me fallait trouver une solution. Je ne peux tout de même pas rêver toute la nuit !
Me voilà contre un mur de 50m²... de haut. Pour 180m³ de large. Même pas besoin de mesurer pour le savoir, ça se constate à l'oeil nu. Un enfant de 2,3 ans pourrait autant le comprendre qu'Aziza peut tuer Dreyfus en une seule note de piano. Le mur s'érige devant moi, grand comme une porte fermée. "J'aimerais aller à l'ouest, s'il-vous-plaît." Mais le monstre nauséabond ne me répond pas. Il creuse.
Autour de moi, tout le monde tente de fuir.
Tiens, ce n'est plus le même environnement autour de moi. Sauf le mur. Bien que les posters qui l'ornent ne sont pas les mêmes...
Je suis de l'autre côté.
J'ai à peine le temps de faire un pas, quelqu'un m'a abattu.
Un coup de couteau dans la nuque. Le sang gicle. Mon propre sang. Je le vois s'agglutiner en une jolie flaque sous mon corps inerte que je déserte lentement.
Je suis désormais réveillé. Je traverse en planant les différents mondes que j'ai créés. Et retourne au mien : celui qui m'échappe.


Comme quoi l'inconscient révèle une imagination plus productive durant le sommeil...

jeudi, août 25, 2005

*Je suis un meurtrier sans pitié

Ce rêve date d'il y a au moins un an.
Particulièrement trash et violent mais à la fois intéressant.
Attention, ne convient pas aux âmes sensibles.

"Pourquoi nous battons-nous ?"
- Aucune idée. Mais le combat fait rage entre cet inconnu et moi, face à ma porte d'entrée. A mains nues.
Nous dévalons la pente à 50° de ma rue, l'un poursuivant l'autre. De temps en temps, un coup.
Lorsque je le rattrape, ma haine le terrasse. Elle lui déchire le ventre, le fait cracher son sang et ravaler son envie de se battre.
"Il faut que je le tue."

Je l'attrappe par les cheveux et lui cogne la tête contre la bordure du trottoir. Une fois. Deux fois. Trois fois. Son sang sort par le nez et la bouche. Cinq fois. Le liquide s'opacifie. Dix fois. Sa tête se vide. Vingt fois. Avec une violence inouïe, j'achève de lui vider la tête. Elle est toute molle. Pour m'assurer qu'il est mort, je peux maintenant le décapiter sans difficulté : il suffit de tourner et tirer légèrement.
Il faut se débarrasser de cette tête de poupée que je tiens à une main. Je la place entre deux barreaux d'une plaque d'égoûts mais le cou amidoné ne passe pas. Et le voilà qui s'adresse à moi.
"Tu ne peux pas la laisser là, ce ne serait pas très sympa pour les passants..."
Il a raison. Je la reprends et la jette dans le minuscule bois qui longe cette route à faible circulation. Lorsque ma victime me parle, je la trouve sympathique.
"Tu ne penses pas que tu devrais te calmer un peu ? Prends des vacances, fais de la planche à voile!"
En approuvant ses paroles, je tourne la tête et aperçois neuf véliplanchistes en action sur la terre inclinée du vignoble adjacent.

Image tirée du film 2LDK.

Des femmes nues

Pour faire plaisir à Péheux, qui trouvais que ce blog manquait de femmes nues, en voici une petite sélection.

La Vénus d'Urbino

Femme nue (Tamara de Lempicka)
Femme nue (Pierre-Louis Riche)
Femme nue et flûtiste (Pablo Picasso)

Femme à Poil



Alors, heureux ?

Si vous en avez d'autres à ajouter --> Commentaires.

mardi, août 23, 2005

~En roue libre

Le rêve de cette nuit.
Le texte n'est pas encore retravaillé, c'est juste du souvenir pour l'instant.

Ce soir, je vais à Walibi. J'emprunte la voiture de Santiago et m'y rends seul dans le noir.
Après une courte distance, je me rends compte que plus aucune des pédales ne répond. D'abord, je pense que le problème vient de moi : je confonds les pédales. Ensuite, je me dis que j'ai peut-être démarré sans être au point mort et que ça fait s'emballer le moteur. Puis enfin je me rends à l'évidence : les pédales ne répondent pas, et je suis dans une merde infinie.
J'avance en essayant d'éviter les voitures. Je me rends compte que j'entre en sens inverse sur l'autoroute et je panique. Alors je me retourne , et je continue en marche arrière. En fait, j'étais dans le bon sens. Je pousse un soupir de soulagement et me retourne. Je vais sur le bord de la route. Et si je faisais un accident ? Si je fonçais contre un poteau ? Je serais immobilisé...
Finalement pas besoin, en roulant sur la bordure, je suis immobilisé.
J'ai dépassé ma destination seulement de quelques mètres et sors de la voiture, sur un bord vert entre deux bandes. Je ne suis pas seul, des gens attendent là. Deux types bizarres qui ne bougent pas beaucoup. Je me déplace un peu et trouve un homme à qui je demande de l'aide. Un policier ? Je lui explique la situation en lui tendant ma voiture comme une trotinette. Les roues arrières tournent toujours. Alors il plante mon trousseau de clés dans la roue et me donne le sien : "Il vaut mieux quand même que tu aies des clefs". Puis, en regardant la roue, il me dit pensivement que tout compte fait, cette roue, c'est du jazz. Je réfléchis à ce qu'il vient de dire : pourquoi ? Et je capte la liberté qu'a prise cette roue, son indépendance et son esprit d'improvisation. "Oui, un peu...". Il sourit et s'en va. Il est dans un costume de géant, c'est un responsable de la sécurité de l'immense soirée qui a lieu au bout de la rue. Il y a un concert de jazz. Il enfile sa chemise "sécurité" qui pend à un ceintre sur un câble électrique. Il n'est pas le seul. "C'est génial, ce truc des ceintres!".
Avant de repartir, je vois les deux hommes qui attendent le café qu'ils ont demandé au comptoir sur la bordure. Il n'y a pas de responsable. Mais quand les deux cafés sont prêt, un type apparaît et en vole un pour lui. Les hommes râlent mais je tends le café restant à l'un deux, reconnaissant. Je regarde s'il y a du chocolat chaud. Je regarde la machine et voit qu'elle n'en sert pas mais en vois dans l'amoire adjacente, mais sous forme de petits pots de crème pour le café. Je me retourne et vois des fraises un peu pourries - ou écrasées - par terre, à moitié sous une caisse. Je prends la bouillie à pleine main et la tends à un des hommes, qui s'en va, complètement dégoûté. Je cherche d'autres fraises et constate qu'elles sont toutes pourries. C'est un scandale.
Je m'en vais. J'entre dans la voiture et démarre. Et je m'aperçois que la roue est crevée maintenant. "Et merde!"
Tant pis, je repars.

samedi, août 20, 2005

*Je suis mort

Rêve récurrent d'automne 2003.
Je trouve ce rêve d'une beauté terrifiante.


Je suis mort. C'est connu, à sa mort, on garde un peu de temps pour se préparer. Juste le temps de dire au revoir aux proches et de se trouver un coin tranquille pour l'Eternité.
Je trouve la force de dire au revoir à ma famille, mon amour, mes amis. Puis, je cherche mon père, que je trouve en pleine descente sur une piste de ski. Je glisse à côté de lui et lui annonce la nouvelle. Elle n'a pas l'effet attendu puisque celui-ci me répond d'un air rieur que lui aussi ! Nous décidons alors de passer notre dernière étape ensemble, père et fils.
C'est une véritable activité familiale que de trouver notre lieu bucolique, au bord d'un gigantesque ravin, sous un arbre. De la neige, nous passons à l'authentique gazon anglais, sous un ciel bleu doré d'un soleil appaisant. Le rituel peut commencer : après avoir étalé nos essuies de plage aux motifs de nape de pique-nique, nous installons divers objets dorés tout autour de nos emplacements respectifs.
Enfin, en se regardant, nous nous couchons.
Et nous mourrons, pour de bon.


Note : variations au rêve dans les commentaires.

*Le regard sous le train

Un rêve particulièrement traumatisant.

J'étais avec des amis, nous étions nombreux mais je ne me rappelle d'aucun visage. Nous marchions sur le quai d'une gare. Tout le monde était joyeux, c'était une fin de soirée festive, quand certains ont eu une idée que j'ai tout de suite condamnée : "Et si on faisait un jeu ? On descend sur les rails et on attend le train. Quand il arrive, juste à la dernière limite avant l'impact, on l'évite.". Malgré mes mises en garde, tous ont continué la fête sur les rails, à l'exception d'une ou deux personnes que j'ai retenues. Je ressentais déjà la peur.
Le train arrivait.
Ils s'amusaient, dansaient sur les rails.
Tant qu'ils n'entendirent pas le train. Il n'y prêtèrent pas la moindre attention.
J'ai juste eu le temps d'attrapper une main avant que le train commençât à broyer littéralement chaque individu. Je pouvais voir leurs corps se défaire, se décomposer, se mélanger entre eux. Mais il y a pire que ça : dans ce chaos, j'ai pu saisir un regard. J'y captais un mélange de détresse et de déception. Et le temps s'est arrêté pour me permettre de tout en absorber. Tout à coup, le train ralentissait, le vent glissait sur ma peau, ce mélange de son mécanique et organique se faisait lourd, sourd et particulièrement puissant, mais il passait en arrière-plan. Tout résidait dans ce regard. Il ne me lâchait pas, tandis que le corps de sa propriétaire - car il ne me semble pas que ce fut un homme, à en juger par la candeur enfantine du regard, j'assistais à la mort d'un enfant - se détachait d'elle progressivement. Le temps reprenait très doucement son cours, me rappelant le broyage immonde qui s'effectuait devant moi. Le corps du regard était aspiré sous les rails.
Quand il fut entièrement découpé, le temps était rétabli. Et j'étais réveillé, ce regard toujours en mémoire.

Là où tout commence

J'ai trouvé le fil rouge.

Ca fait un moment que j'avais décidé de réécrire mes rêves les plus frappants et d'écrire au quotidien mes rêves.
Je n'étais pas encore passé à l'action.

Je vais les écrire ici.
En commençant par mes rêves trash.

Enfin.

D'abord un rêve qui m'a marqué à vie et que j'avais déjà écrit.
Ensuite un rêve plus ou moins trash que j'ai réécrit aujourd'hui.
Puis je vais en réécrire d'autres anciens au fur et à mesure.
Et au quotidien (quand je m'en souviens), écrire les rêves de la nuit.

Ce Zlog va donc devenir un zlog onirique quotidien à suivre.


Fidélisez-vous, je me livre.


Les titres commencant par :
*
sont des rêves sélectionnés.
~
sont des rêves retranscrits le matin et dont la forme n'a pas été retouchée depuis. Ils gardent une certaine incohérence onirique.
°° sont des rêves tout court...

Les autres n'ont rien à voir :-P

mercredi, août 17, 2005

Jazz Studio

L'an prochain.
La vie prochaine.
Espoir.


Je pars en octobre à Anvers, me préparer pour le Conservatoire (Jazz Piano) au Jazz Studio.
Ca faisait des années que j'en rêvais. Aujourd'hui, j'en ai trouvé le courage.

Je vais être pianiste.

J'ai peur.
J'ai espoir.

Y a du boulot.

Une larme sur l'autoroute peut faire déraper un camion

Dans la peau d'un ours, on ne voit rien du tout. On mange les puces par les racines et on s'exporte en Inde pour raconter des histoires aux Polonais. C'est d'un ennui. Tiens, un peu de mouvement. On dirait qu'il part pêcher la truite fourrée. Avec un peu de chance il transpirera et je pourrai sortir de ses pores. Je préférerais sortir d'une larme. C'est comme ça que je suis né. La larme avait coulé jusqu'à Ses pieds. Une tristesse douloureuse qui avait été jusqu'à La tuer. Je suis né de ça. Et me voilà, moi, par terre, en boule, vomissant par les oreilles en érigeant toute ma honte sur le pied de l'arbre. J'y ai suspendu une banderolle clignotante. Tout le monde sait. Tout le monde regarde. Comme on ralentit sur l'autoroute près du lieu d'un accident, espérant voir un corps inerte et amoché sur la route. Ma tête a roulé jusqu'au ravin adjacent. Personne ne la trouvera : une taupe l'a ramenée pour s'en faire des toilettes de luxe. Ma régie de feu.