*Je suis mort
Rêve récurrent d'automne 2003.
Je trouve ce rêve d'une beauté terrifiante.
Je suis mort. C'est connu, à sa mort, on garde un peu de temps pour se préparer. Juste le temps de dire au revoir aux proches et de se trouver un coin tranquille pour l'Eternité.
Je trouve la force de dire au revoir à ma famille, mon amour, mes amis. Puis, je cherche mon père, que je trouve en pleine descente sur une piste de ski. Je glisse à côté de lui et lui annonce la nouvelle. Elle n'a pas l'effet attendu puisque celui-ci me répond d'un air rieur que lui aussi ! Nous décidons alors de passer notre dernière étape ensemble, père et fils.
C'est une véritable activité familiale que de trouver notre lieu bucolique, au bord d'un gigantesque ravin, sous un arbre. De la neige, nous passons à l'authentique gazon anglais, sous un ciel bleu doré d'un soleil appaisant. Le rituel peut commencer : après avoir étalé nos essuies de plage aux motifs de nape de pique-nique, nous installons divers objets dorés tout autour de nos emplacements respectifs.Enfin, en se regardant, nous nous couchons.
Et nous mourrons, pour de bon.
Note : variations au rêve dans les commentaires.


2 Commentaires:
Étant récurrent, ce rêve a subi quelques variations d'une fois à l'autre. Voici deux d'entres elles, peu détaillées.
1.
Ma mère, mon beau-père et moi sommes dans une toute petite pièce carrée, sans porte ni fenêtre. Il y a une échelle à l’intérieur. Il semblerait que nous soyons occupés à détapisser. L'absurdité de décorer une telle pièce.
Nous tombons tous les trois. De très bas (probablement un des premiers échelons).
Peu de temps après, ma mère m’annonce la nouvelle : le pédiâtre lui a prédit notre mort pour un délai très court. Nous souffrions d'anémie.
Le rêve continue ensuite à peu près comme dans la première version ou comme dans celle qui suit.
2.
Je passe une journée entière avec Sophie-Clémentine. Nous jouons notamment au squash, allons à la bibliothèque et regrettons de ne pas avoir toujours autant profité du temps que l’on passait ensemble.
samedi, 20 août, 2005
Je crois que je suis trop fatigué pour comprendre que je ne peux pas.
C'est abominable.
samedi, 20 août, 2005
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