~L'évasion
Le rêve dont je me suis réveillé il y a à peine une demi-heure.
Il en existe deux versions. Je me demande si je ne les ai pas toutes les deux faites la même nuit, voire même en parallèle.
Je vous livre ici la deuxième version et les variations apportées par la première sont dans les commentaires.
Tout commence - à nouveau - par un jeu.Je me rends avec quelques amis (je suis sûr qu'il y a Alex, je pense qu'il y a aussi Lionel et Julien) à la prison du coin. Là où nous sommes, on dirait plutôt une caserne militaire mais soit. Le but : parvenir à s'y ballader et s'en évader.
Nous marchons le long des remparts. Première panique : nous croisons quelqu'un. Nous continuons à marcher normalement et il nous prend pour l'un des siens. Il continue sans nous regarder. Et nous avançons encore. Des soldats sont adossés aux remparts, d'autres assis dessus en fumant une cigarette. Quand ils nous voient, ils rigolent et nous parlent. Nous nous arrêtons. L'un nous dit "Do you want some needles ?". Je comprends qu'il me propose des pâtes. Pourquoi pas ? Et il me les montre, dans un petit trou creusé à la main dans la terre, quelques spagghetis épais et rouges. J'en mangerais bien. Mais ils décidents de les améliorer d'abord. Et un type se jette du haut du rempart jusque dans le trou. En s'écrasant, il se liquéfie littéralement. Je le vois s'applatir sur lui-même jusqu'à l'état liquide. Les autres rient. Puis un autre suicide. Sa tête, dont l'énorme trou dans la tempe fume encore, repose dans le trou. Le sang coule. Les autres rient. Deux soldats arrivent avec de la merde qu'ils viennent de ramasser et la mettent dans le trou, avec le reste. Dégoûtés, nous n'avons plus vraiment envie de manger ça. Nous partons. Ils rient.
Et voilà la dernière étape du jeu. Les autres soldats n'existent plus. Nous nous dirigeons vers le bout de la cour. Obectif : évasion. Le rempart se fait de plus en plus petit au fur et à mesure que nous avançons, jusqu'à ce qu'il soit complètement remplacé par une ridicule clôture avec des fils barbelés. Alex trouve un passage où la clôture est à ras du sol. Nous l'enjambons et commençons à courir en riant et en s'étonnant du manque de sécurité du lieu : aucune alarme ne retentit.
Nous courons le plus rapidement possible sur le terrain de football qui longe la prison. Le temps semble ralenti pour pour moi. Je cours aussi vite que les autres et je m'en étonne car je ne fais que de grands bonds au ralenti. Je donne beaucoup de force à chaque pas, mais j'en fais peu. Je me concentre. On nous poursuit. D'abord un. Puis deux. Puis des dizaines! Film de guerre. Soudain, je me sens fatigué, et me dit qu'il serait peut-être plus judicieux de se cacher. Mais en cherchant autour de moi, je ne trouve que du gazon et un arbre. C'est alors que je vois certains d'entre nous (enfin je suppose) roulés sur eux-même, dans l'herbe. Je me joins à eux. Autour de nous, les coups de feu fusent aléatoirement.
Mais un soldat arrive, en marchant, vers nous. Il nous regarde. Ce regard semble durer des heures. Il se retourne pour dire quelque chose à un collègue. Puis il nous tire dessus, à bout portant.
Quand je me suis réveillé, j'étais froid. Comme un mort.


1 Commentaires:
Les variations optimistes
(Cette version est antérieure à l'autre)
1. Lorsque nous croisons les soldats, ils rient avec nous comme avec leurs amis, ils sont très sympathiques.
2. Lorsque nous nous enfuyons, personne ne nous poursuit... Peut-être une personne mais elle arrête vite.
Tout se passe bien, donc.
Je me demande si cette version a vraiment existé.
En fait, pendant l'autre version, je m'étonne que cette fois ça ne se passe pas de la même manière. Je suis conscient que c'est la deuxième fois qu'on le fait, ce jeu. On a envie de recommencer parce qu'on a trouvé ça amusant. Mais à la première rencontre des soldats déjà je m'étonne : "Merde. La fois passée, c'était pas pareil!".
Bizarre.
jeudi, 08 septembre, 2005
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