~Périple
Le rêve de cette nuit.
La fin de ce rêve particulièrement m'a énormément touché. Je la trouve belle.
Sophie et moi partons en voyage, en stop. Nous sommes pris assez rapidement et notre chauffeur nous amène relativement loin. Lorsque nous quittons sa voiture, nous trouvons deux cabines téléphoniques le long de la route, côte à côte. Nous entrons chacun dans l'une d'elles. Nous allions composer le numéro que nous voulions appeler quand nos deux téléphones se mettent à sonner. Nous nous regardons, étonnés, ne sachant trop que faire. Finalement nous décrochons.
"Je m'appelle Jeanne. Je vais venir vous tuer."
Ca semble très sérieux. Je raccroche immédiatement et tire Sophie qui semble ne pas avoir
compris ce qu'elle disait hors de sa cabine. Nous courons quelques mètres en faisant du stop et sommes pris par la première voiture qui passe. C'est Geoffroy Marchal qui conduit et je connais aussi les autres passagers. Nous entrons mais sommes très serrés, à six dans cette petite voiture à deux portes. Et nous parcourons un bout de chemin (assez long à nouveau) en montagne avec eux. Je suis toujours effrayé par ce que j'ai entendu dans le combiné téléphonique mais rassuré d'être maintenant en sécurité.Lorsqu'ils nous déposent, nous nous retrouvons en plein jeu de plates-formes humain (enfin c'est ainsi que je l'interprète après-coup). Après avoir combattu plein d'ennemis, je retourne au rez-de-chaussée des plates formes en lévitation et enfonce un bouton. Trois lampes bleues sur huit s'allument. On me dit que je ne suis même pas arrivé à la moitié.
Un ascenseur aux parois transparentes (excepté le sol) arrive. Sophie et moi y entrons et il commence à monter. Il ne s'arrête jamais de monter. Je la serre dans mes bras. En pleurant d'intensité, la regardant droit dans les yeux, j'enfonce un bouton. Nous allons mourir ensemble, d'une mort magnifique. Nous avons déjà atteint le ciel et l'ascenseur s'arrête et tombe.
Chute libre.
Nous ne faisons plus qu'un, en boule l'un contre l'autre. L'intensité est énorme.
J'espère que personne n'arrêtera l'ascenseur.
La chute dure des heures, la gravité se fait de plus en plus forte. A plusieurs reprises j'ai l'impression qu'on va heurter le sol mais visiblement nous en sommes encore loin. La pression augmente encore. L'intensité aussi.
Je ne pense plus qu'à elle. Je la sers encore plus fort.
Nous tombons toujours.
Je pense qu'on ne sentira même pas le choc.
Je ferme les yeux très fort et embrasse Sophie.
Morts.
***
J'ai revécu cette scène quelques minutes plus tard mais l'ascenseur ralentit alors juste avant l'arrivée et s'ouvre intact. Je suis furax. Je veux recommencer.


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