Les zézayements du Zébu zélé du Zimbabwé, avec un zeste de zibeline.

mardi, août 23, 2005

~En roue libre

Le rêve de cette nuit.
Le texte n'est pas encore retravaillé, c'est juste du souvenir pour l'instant.

Ce soir, je vais à Walibi. J'emprunte la voiture de Santiago et m'y rends seul dans le noir.
Après une courte distance, je me rends compte que plus aucune des pédales ne répond. D'abord, je pense que le problème vient de moi : je confonds les pédales. Ensuite, je me dis que j'ai peut-être démarré sans être au point mort et que ça fait s'emballer le moteur. Puis enfin je me rends à l'évidence : les pédales ne répondent pas, et je suis dans une merde infinie.
J'avance en essayant d'éviter les voitures. Je me rends compte que j'entre en sens inverse sur l'autoroute et je panique. Alors je me retourne , et je continue en marche arrière. En fait, j'étais dans le bon sens. Je pousse un soupir de soulagement et me retourne. Je vais sur le bord de la route. Et si je faisais un accident ? Si je fonçais contre un poteau ? Je serais immobilisé...
Finalement pas besoin, en roulant sur la bordure, je suis immobilisé.
J'ai dépassé ma destination seulement de quelques mètres et sors de la voiture, sur un bord vert entre deux bandes. Je ne suis pas seul, des gens attendent là. Deux types bizarres qui ne bougent pas beaucoup. Je me déplace un peu et trouve un homme à qui je demande de l'aide. Un policier ? Je lui explique la situation en lui tendant ma voiture comme une trotinette. Les roues arrières tournent toujours. Alors il plante mon trousseau de clés dans la roue et me donne le sien : "Il vaut mieux quand même que tu aies des clefs". Puis, en regardant la roue, il me dit pensivement que tout compte fait, cette roue, c'est du jazz. Je réfléchis à ce qu'il vient de dire : pourquoi ? Et je capte la liberté qu'a prise cette roue, son indépendance et son esprit d'improvisation. "Oui, un peu...". Il sourit et s'en va. Il est dans un costume de géant, c'est un responsable de la sécurité de l'immense soirée qui a lieu au bout de la rue. Il y a un concert de jazz. Il enfile sa chemise "sécurité" qui pend à un ceintre sur un câble électrique. Il n'est pas le seul. "C'est génial, ce truc des ceintres!".
Avant de repartir, je vois les deux hommes qui attendent le café qu'ils ont demandé au comptoir sur la bordure. Il n'y a pas de responsable. Mais quand les deux cafés sont prêt, un type apparaît et en vole un pour lui. Les hommes râlent mais je tends le café restant à l'un deux, reconnaissant. Je regarde s'il y a du chocolat chaud. Je regarde la machine et voit qu'elle n'en sert pas mais en vois dans l'amoire adjacente, mais sous forme de petits pots de crème pour le café. Je me retourne et vois des fraises un peu pourries - ou écrasées - par terre, à moitié sous une caisse. Je prends la bouillie à pleine main et la tends à un des hommes, qui s'en va, complètement dégoûté. Je cherche d'autres fraises et constate qu'elles sont toutes pourries. C'est un scandale.
Je m'en vais. J'entre dans la voiture et démarre. Et je m'aperçois que la roue est crevée maintenant. "Et merde!"
Tant pis, je repars.